La prothèse totale d'épaule est la solution chirurgicale de référence pour l'arthrose sévère de l'épaule (omarthrose). Le Docteur Ginot pratique une technique novatrice — le Subscap Sparing — qui préserve intégralement le tendon subscapulaire, permettant une récupération accélérée et souvent une chirurgie ambulatoire.
L'omarthrose est une usure progressive du cartilage de l'articulation gléno-humérale. Elle provoque des douleurs chroniques, une raideur progressive et une perte de force. Elle peut être primitive (liée à l'âge), post-traumatique ou secondaire à une maladie rhumatismale.
La prothèse totale d'épaule est indiquée lorsque les traitements médicaux et la rééducation ne soulagent plus suffisamment : douleurs nocturnes invalidantes, limitation sévère des mobilités, échec des infiltrations. L'objectif est de restaurer une épaule indolore et mobile pour retrouver les gestes du quotidien.
Il existe deux grands types de prothèses d'épaule selon l'état de la coiffe des rotateurs : la prothèse anatomique (coiffe intacte) et la prothèse inversée (coiffe détruite ou insuffisante), qui inverse les centres de rotation pour utiliser le deltoïde comme moteur principal.
Radiographies standards de l'épaule pour évaluer l'usure articulaire et la qualité osseuse.
Scanner 3D indispensable pour planifier le positionnement personnalisé de l'implant glénoïdien.
IRM pour évaluer l'état de la coiffe et orienter le choix anatomique vs inversée.
Reproduit l'anatomie naturelle de l'épaule : la tête humérale prothétique s'articule avec un implant glénoïdien en polyéthylène. Indiquée en cas d'omarthrose avec une coiffe des rotateurs fonctionnelle. Résultats excellents sur la douleur et la mobilité.
Inverse les centres de rotation : la sphère est placée côté omoplate et la cupule côté humérus. Permet au deltoïde de compenser l'absence de coiffe fonctionnelle. Indications élargies : omarthrose avec rupture massive de coiffe, arthrite rhumatoïde, fractures complexes.
Les techniques conventionnelles de pose de prothèse d'épaule nécessitaient de sectionner le tendon subscapulaire pour accéder à l'articulation — tendon qui devait ensuite être recousu, ce qui rallongeait la rééducation et fragilisait le résultat.
Le Docteur Ginot pratique la technique Subscap Sparing : l'accès à l'articulation est réalisé sans couper ce tendon. La prothèse est posée en le respectant intégralement, grâce à une voie d'abord optimisée et une instrumentation adaptée.
Les bénéfices sont considérables : moins de douleurs post-opératoires, récupération fonctionnelle plus rapide, stabilité accrue à long terme et possibilité de réaliser l'intervention en ambulatoire, voire sous anesthésie locale.
« Opérer sans sacrifier de tendon, c'est redonner au patient une épaule plus proche de la physiologie naturelle. »
Contrairement aux idées reçues, la prothèse d'épaule posée avec la technique Subscap Sparing ne nécessite pas d'immobilisation rigide. Une simple écharpe de confort est proposée — le patient peut l'ôter dès qu'il le souhaite. Dès le lendemain de l'intervention, des mobilisations douces sont initiées avec le kinésithérapeute de l'ILO. La récupération est significativement plus rapide qu'avec les techniques conventionnelles : moins de douleurs, retour à l'autonomie plus précoce.
La prothèse d'épaule n'a pas de date de péremption fixe. Les 20 ans souvent cités sont une moyenne statistique issue d'anciennes générations d'implants. Avec les techniques et matériaux actuels, la durée de vie attendue est plus longue — sans limite définie. Un suivi radiologique régulier permet de surveiller l'implant dans le temps.
Premier rendez-vous avec le Docteur Ginot. Bilan clinique : évaluation des mobilités et de la douleur. En parallèle, le kinésithérapeute de l'ILO — avec qui la rééducation a débuté dès J1 — fait le point et intensifie le programme en coordination directe avec le chirurgien.
Évaluation de la force musculaire et des amplitudes articulaires. Reprise des activités de la vie quotidienne : conduite, cuisine, activités légères. Le kinésithérapeute intensifie le travail de renforcement de l'épaule opérée. Adaptation conjointe du programme si nécessaire.
Radiographie de contrôle de la prothèse (implants, glène, humérus). Validation de la reprise des activités sportives légères : natation, marche, golf, vélo. Le kinésithérapeute finalise la rééducation et valide les objectifs fonctionnels initiaux avec le chirurgien.
Consultation de référence avec radiographies systématiques. Évaluation de la satisfaction fonctionnelle, de la douleur résiduelle et de la stabilité de la prothèse. Ce bilan sert de point de départ pour le suivi à long terme.
Radiographies de contrôle pour surveiller l'usure du polyéthylène, l'ostéointégration des implants et l'absence de descellement. Bilan fonctionnel. Consultation systématique même en l'absence de symptômes.
Consultation de surveillance à mi-parcours avec bilan radiographique. Vérification de l'absence de migration, d'ostéolyse ou de signe de descellement. La grande majorité des prothèses posées avec les techniques actuelles sont parfaitement stables à ce stade.
Bilan radiologique et fonctionnel complet. À 10 ans, la très grande majorité des prothèses d'épaule modernes sont toujours en place et fonctionnelles. Ce contrôle permet d'anticiper d'éventuelles évolutions et de planifier si besoin une reprise chirurgicale dans les meilleures conditions.
Sans section tendineuse, la douleur post-opératoire est très réduite. Pas d'immobilisation rigide : l'écharpe est amovible dès que le patient le souhaite. La rééducation débute dès le lendemain. La plupart des patients récupèrent une autonomie significative en quelques jours — bien avant ce qu'ils anticipaient.
Le Docteur Ginot et les kinésithérapeutes de l'ILO exercent au même endroit et communiquent directement à chaque étape. Cette coordination est la clé d'une récupération optimale et d'un suivi personnalisé sur le long terme.
La rééducation est une composante essentielle du succès de la prothèse d'épaule. Elle débute dès le lendemain de l'intervention avec les kinésithérapeutes spécialistes de l'épaule de l'ILO, qui ont rencontré le patient avant l'opération lors de la consultation kiné préopératoire.
Les premières séances visent à récupérer la mobilité passive : des mobilisations douces sont réalisées sans solliciter les muscles. L'écharpe de confort peut être retirée pour ces exercices dès que le patient le souhaite.
À partir de 6 semaines, le travail devient progressivement actif : le patient mobilise son bras lui-même, d'abord guidé par le kiné, puis de manière autonome. Le renforcement musculaire s'intensifie à partir de 3 mois pour restaurer la force et la stabilité de l'épaule.
Tout au long de la rééducation, les kinésithérapeutes de l'ILO et le Docteur Ginot communiquent directement pour adapter le programme en temps réel selon l'évolution de chaque patient.
Pendulaire, mouvements aidés, entretien main/coude. Écharpe amovible.
Élévation active, rotations, travail proprioceptif. Reprise activités légères.
Travail en résistance, renforcement deltoïde et coiffe, reprise sport léger.
Reprise de toutes les activités autorisées. Fin de la rééducation formelle.
La prothèse totale d'épaule a pour objectif de vous rendre une épaule indolore et fonctionnelle. La grande majorité des patients retrouvent une qualité de vie significativement améliorée dans les 3 à 6 mois suivant l'opération.
Comme toute intervention chirurgicale, la pose de prothèse totale d'épaule comporte des risques, rares mais réels. Ils vous sont expliqués lors de la consultation pré-opératoire.
Complication rare mais sérieuse (~1%). Nécessite une antibiothérapie prolongée, parfois une reprise chirurgicale. La prévention passe par une antibioprophylaxie peropératoire et une vigilance à vie lors de tout foyer infectieux.
Usure progressive de l'interface os-implant à long terme, plus fréquente côté glénoïdien. Surveillance radiologique régulière. Une reprise chirurgicale peut être nécessaire.
Déplacement de la tête prothétique, surtout en cas de déséquilibre musculaire. Plus rare avec la technique Subscap Sparing grâce à la préservation du subscapulaire.
Atteinte du nerf axillaire ou du plexus brachial, rare. Se traduit par une faiblesse ou une perte de sensibilité transitoire dans la plupart des cas.
Fracture de l'humérus ou de la glène lors de la mise en place des implants. Rare, prise en charge immédiatement en per-opératoire.
Limitation des amplitudes persistante malgré la rééducation. Prévenue par une mobilisation précoce dès J1 avec l'équipe kiné de l'ILO.
Ces complications vous seront détaillées lors de la consultation pré-opératoire. Un document d'information vous sera remis. La décision chirurgicale est toujours prise conjointement, après analyse du rapport bénéfice/risque propre à votre situation.
La prothèse totale d'épaule redonne une épaule indolore et mobile. Prenez rendez-vous pour un bilan personnalisé.
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